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JEAN-MARC CALVET

UNE PEINTURE A L’ÉTAT BRUT Les tableaux de Jean-Marc Calvet frappent tout d'abord par leurs couleurs et leur graphisme et l'attraction qu'ils provoquent.

UNE PEINTURE A L’ÉTAT BRUT

Les tableaux de Jean-Marc Calvet frappent tout d'abord par leurs couleurs et leur graphisme et l'attraction qu'ils provoquent. La toile apparait au loin comme un tableau abstrait où les couleurs vives dominent et happent le spectateur puis, à mesure que l'on s'approche l'oeil est absorbé et fasciné par les sujets innombrables qui envahissent la toile et subjuguent l'esprit.

Une tête proche du crâne avec des yeux écarquillés et une bouche ouverte est le thème récurrent de Calvet. Une tête dans laquelle le peintre traque tous les monstres de son inconscient et ses yeux terrifiés et fascinés regardent grouiller tous ces personnages effrayants prêts à le sacrifier.

Ces têtes font penser à ces masques mayas portés lors des rites de sacrifice lorsqu'un cycle de destruction était annoncé. Le sacrifice apaisait les dieux et un nouveau cycle de création était possible.

Le masque servait à endosser le visage de la divinité et accomplir son rôle d'intermédiaire entre les sphères terrestres et célestes. Le masque leur permettait d'avoir la vie éternelle. Et n'est-ce pas le sens profond et inconscient des tableaux de Calvet?

La peinture de Calvet a cette puissance de catharsis, elle répond à ce désir inconscient de vaincre la mort, une lutte sans merci pour la vie... Qu'il livre dans chacune de ses toiles.

Mai Piana
Artemisia Gallery

 

Jean-Marc Calvet
ou
Les Scénarios du peintre

par François Michaud, Conservateur au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (écrit à l’occasion de la sortie du film Calvet de Dominic Allan)

Rien dans ce que nous avons vu jusqu’ici de la peinture de Jean-Marc Calvet ne contredit l’impression première d’une aventure de cinéma. Tout dans l’histoire du héros, au contraire, semble se prêter à l’adaptation cinématographique ; car, s’il est vrai que le film réalisé par Dominic Allan se présente comme un documentaire, c’est aussi qu’aucune fiction n’eût pu convenir à un sujet aussi proche par lui-même de la fiction. L’autofiction, dans le roman, est à la mode – mais ce que nous avons là en est très éloigné : c’est bien d’une vie de cinéma que nous entendons parler et de cette vie, telle que Jean-Marc Calvet – ou telle que Marco l’a vécue, est sortie une oeuvre dont nous devons aujourd’hui tâter la
substance et la nature particulières. Deux mots seulement viendront à l’esprit – ceux qu’André Breton employa dans l’Amour fou : « explosante fixe ». Quoi de plus cinématographique que ces mots-là ? Seule la fréquentation assidue, obsessionnelle des salles obscures et l’accoutumance de la rétine à une exposition permanente et pourtant sans cesse interrompue par la succession saccadée des images ont pu faire prononcer une telle phrase : « La beauté convulsive sera érotiquevoilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas. » [1] Au moment où ces lignes furent écrites, l’auteur était tout près de rencontrer Jacqueline Lamba dans le spectacle aquatique où elle faisait l’ondine. Telles étaient les circonstances d’où naîtraient l’un des plus grands textes du surréalisme. De tous ceux que cette parole a su prendre un jour, il en est plus d’un qui reconnaîtra Marco comme l’un des siens. Ce n’est pas sans raison, sans doute, que son travail parvient au public parisien par un film et une exposition. Après une première présentation dans une galerie parisienne en 2006, qui nous permit de voir pour la première fois des peintures que nous ne connaissions jusque-là qu’indirectement, son travail fut régulièrement présenté par Monkdogz Urban Art à New York, puis vint le projet du film que nous pouvons aujourd’hui voir. Avant – car il faut toujours un avant – une amie de toujours, Valérie Haffen, nous racontait l’histoire hallucinée d’une éclosion par la couleur, d’une découverte progressive dans l’obscurité d’une chambre où des nains, peut-être, ou d’autres créatures de légendes avaient caché des pots de peinture. Cela aurait pu être une scène de Fantasia. Pourtant, de ce moment précisément datable nous vîmes apparaître peu à peu des oeuvres d’une lumière intense dans l’arrière-salle d’un restaurant nicaraguayen. Une
peuplade infinie commençait à proliférer pour notre plus grand plaisir. La carrière d’un artiste se dessinait,
vers lequel se tournaient de plus en plus d’habitués des lieux d’exposition – souvent à distance, d’ailleurs, car Jean-Marc Calvet comprit vite que, pour que l’explosion picturale de ses toiles ait sa chance dans un
univers empli d’images, il lui fallait tirer avantage de son éloignement géographique : il devint un boulimique d’internet, saisissant comme Basquiat ou Keith Haring avant lui que tous les moyens de communication du moment peuvent être mobilisés pour rendre publique une image. Tel serait donc l’un de ces scénarios… Non content de produire comme peu le font – il faudrait en appeler à Antonin Artaud et au Henri Michaux de la connaissance par les gouffres pour décrire l’urgence de faire dont cette peinture témoigne. Mais est-ce utile ? Elle parle d’elle-même et c’est même d’une parole étrangement forte chez un si jeune artiste – qui a vécu tant de vies antérieures – qu’elle s’adresse aujourd’hui à vous. Longue vie au film de Dominic Allan, longue vie à la peinture de Jean-Marc Calvet ! Qu’elle continue sa germination spontanée et qu’elle envahisse galeries, intérieurs et musées…

François Michaud, Conservateur au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

[1] André Breton, L’Amour fou (1937), OEuvres complètes, t. II, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, p. 687.

œuvres disponibles

  • Charlotte - acrylique sur toile - 150X120 cm
  • Never Be The Same - acrylique sur toile - 130X90 cm
  • Twisted Confession - acrylique sur toile - 150X120 cm
  • Street Corner - acrylique sur toile - 120X150 cm
  • Sunday Morning - acrylique sur toile - 150X120 cm
  • Entre Ciel et Terre - acrylique sur toile - 146X114 cm
  • Mona -acrylique sur toile - 135X100 cm
  • Just An Illusion - acrylique sur toile -98X98 cm
  • Lunch Box - acrylique sur toile - 100X100 cm
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